L’ortie, une plante incontournable

Et dire que certains pensent encore que c’est une « mauvaise herbe »… Avoir des orties dans son jardin, c’est posséder à la fois de quoi manger et se soigner. La plante se récolte idéalement au printemps, avant la floraison, au moment où elle contient le plus de principes actifs. Mais à l’automne, elle effectue des repousses bienvenues. Profitez de ces nouvelles feuilles, riches en propriétés médicinales et gustatives pour vous offrir une cure tonique avant l’hiver.

La reconnaître

L’ortie dioïque est une vivace de 50 à 150 cm de haut à la tige carrée, couverte de poils urticants. Les feuilles sont opposées, vert sombre, avec un pétiole qui les relie à la tige et pourvues de petites dents régulières. Elles se terminent parfois en pointe prononcée. On trouve l’ortie sur tout le territoire, dans des sols riches, le long des chemins ou les bords de fossé un peu humides. Elle craint la sécheresse.

Propriétés médicinales

L’ortie est riche en vitamines C, A, B2, E, K, PP, calcium, potassium, phosphore, magnésium… Un cocktail qui booste les défenses immunitaires ! Elle contient beaucoup plus de fer que les épinards. C’est également la plante la plus riche de toutes en protéines. Reminéralisante, elle remplace les compléments alimentaires. Elle est aussi dépurative (élimine les toxines), diurétique, drainante, cholagogue (évacue la bile), cicatrisante et régulatrice du sommeil. Broyez quelques feuilles pour éliminer leur côté urticant et mélangez-les à des salades ou du fromage blanc. Si vous possédez un extracteur, une cure de jus d’ortie sur trois semaines est le meilleur moyen de profiter de ses multiples propriétés.

Le plein de graines

En septembre-octobre, la plante produit des graines dont les oiseaux sont friands pour se préparer aux premiers frimas. Faites comme eux. La graine d’ortie se consomme fraîche ou séchée, mais en petite quantité (une cuillère à café par jour) et si possible sur la durée. Elle redonne de la vigueur à l’organisme en cas de grande fatigue. Conservez aussi des graines pour les ressemer au jardin dès la fin de l’hiver.

Pesto d’ortie

Cette plante se cuisine en soupe, en tarte, en gratin avec des pommes de terre… Mais pour conserver toutes ses vertus, consommez-la crue, par exemple en pesto.
Lavez puis séchez 100 g de feuilles. Dans une poêle, faites torréfier délicatement 50 g de pignons de pin. Dans un mixer, placez les feuilles, les pignons, le jus d’un demi citron, 5 cuillères à soupe d’huile d’olive et une pincée de sel. Mixez. C’est prêt ! Conservez ce pesto dans un bocal en le recouvrant d’une couche d’huile pour éviter l’oxydation. Il se garde plusieurs mois au réfrigérateur. On peut remplacer les pignons par des noix ou des noisettes, ou ajouter du parmesan râpé à la recette. Le résultat est savoureux, mais le goût sera moins sauvage et le pesto se conservera moins longtemps.

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